Interview : Parler littérature avec Booknerd-Dz

Littérature Algérienne est allée à la rencontre d’une jeune passionnée. Elle est Blogueuse/Youtubeuse, elle a 21 ans et parle en Darja dans ses vidéos. Meriem a accepté de répondre à nos questions.

Bonsoir pourriez-vous vous présenter ?

Bonsoir, je m’appelle Meriem jeune algérienne de 21ans. Passionnée par le monde du livre et de la culture en général ce qui m’a poussé à devenir Blogueuse et Youtubeuse littéraire algérienne.

Pourriez-vous nous raconter l’histoire de votre blog ainsi que celle de votre chaîne Youtube ?

Avec plaisir, ça risque d’être long par-contre (rires). J’ai commencé à partager ma passion sur Facebook quand j’ai créé ma page en mars 2016, bientôt 2 ans maintenant. Quelques mois après j’ai lancé mon blog où j’ai commencé à faire de la critique littéraire, mais aussi à partager tout ce qui gravitait autour du livre. Petit à petit ma communauté Facebook a commencé à s’élargir ce qui m’a incité à lancer ma chaine Youtube en novembre 2016, pour faire exactement la même chose que ce que je faisais, mais en vidéo. Aujourd’hui je ne me limite plus qu’au livre, mais aussi à inviter la jeunesse algérienne à poursuivre son rêve et aller de l’avant !

Quelles sont vos influences et vos inspirations littéraires ?

Je crois que l’auteur qui m’inspire le plus est Elif Shafak. Je trouve en elle de la force, ses écrits sont majoritairement forts en sens, le styles et le rythmes y sont magnifique.

Pourriez-vous nous expliquer ce que c’est qu’être Booknerd ?

Être un BooKnerdz c’est être un lecteur avant tout. Peut importe si l’on lit un livre par mois, ou bien deux livres par semaine. Le fait d’avoir l’envie de lire d’être passionné par les mots, c’est ça être un BooKnerdz et on est justement là pour alimenter cette envie et pourquoi pas la propager !

La création de contenu (vidéo) vous prend-il beaucoup de temps ?

Pour créer une vidéo ça me prendrait une journée au maximum. C’est plutôt la mise enligne qui est longue, avec notre connexion ce n’est pas trop évident.

Êtes-vous nombreux dans cette discipline en Algérie ?

Ce n’est malheureusement pas le cas ! En Algérie les lecteurs sont peu nombreux. Nos jeunes ne s’intéressent plus à la littérature, on a même tendance à se moquer de ceux qui lisent (au tram par exemple), ce qui fait que même les lecteurs ne se montrent plus trop. C’est désolant, mais nous espérons changer cette réalité.

Vous avez dit que vous invitiez la jeunesse algérienne à poursuivre son rêve et aller de l’avant, qu’elle serait votre message pour cette dernière ?

Mon message pour notre jeunesse serait de se libérer du raisonnement conventionnel de notre société, de se libérer des préjuger, de ne pas avoir peur de l’échec. Beaucoup de nos jeunes sont démotivés alors en un seul mot, Prend toi en main, jeune algérien !!! trace toi un objectif, garde le en vue et fonce vers la réussite.

Merci de nous avoir répondu. Dernière question, pourquoi les lunettes ?

(Rires) Je m’attendais à cette question. Eh bien c’est tout simplement mon personnage sur internet. C’est un peu mon identité sur la toile, les lunettes ne seront peut-être pas là  pour toujours, mais je ne dirais pas quand je compte les enlever. Pour l’instant il me représente un peu comme une marque de fabrique.

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